Les voyants sont au vert


Si on ajoute à la baisse spectaculaire des taux de crédits immobiliers descendus au niveau le plus bas constaté jusqu'alors, l’amélioration des capacités d’emprunts, un marché de l’ancien en plein boom et des banques enclines à soutenir la demande, l’année à venir s’annonce encore prometteuse pour le marché de l’immobilier.

Une conjoncture actuelle qui se veut propice à l’investissement immobilier.

(L’observatoire Crédit Logement a communiqué les statistiques sur les prêts immobiliers signés en juillet 2019. La nouvelle moyenne mensuelle des taux d’emprunt est à 1.20%, soit 5 points de bases en moins par rapport aux mois précédents).

L'ancien fait peau neuve

Malgré des prix en constantes hausses qui ne pourront pas constamment être suivis par les acheteurs, le marché de l’immobilier ancien est prospère. Le volume annuel des transactions est historiquement haut, supérieur de 2,6% (déc. 2018), à celui observé un an plus tôt d’après les Notaires de France dans leur dernière note de conjoncture.  La BPCE estime à 970.000 les ventes en 2020.
Un enthousiasme autour de l’ancien qui a pour avantage de proposer des solutions de défiscalisation immobilières intéressantes notamment grâce à la loi Malraux et au déficit foncier offrant des performances fiscales majeurs.

 

A contrario, l’immobilier neuf, lui, a tendance à faire grise mine. On compte 23 900 logements mis en vente au premier trimestre 2019, soit 30 % de moins qu’au premier trimestre 2018. Constat qui peut s’expliquer par la baisse des permis de construire, moins 4,1% en rythme annuel au second trimestre et la baisse de mise en chantier de 6,2 %, selon les chiffres du ministère de la cohésion des territoires. Des baisses qui pour les économistes et professionnels du secteur seraient dû à la précaution des élus à accorder des permis avant les municipales 2020, mais aussi, à la réduction des aides pour accéder à la propriété.   



Hausse du prix de l'immobilier

La pénurie de l’offre engendre un marché de plus en plus compétitif et des prix qui s’envolent. On estime à -6% l’évolution de l’offre et +9,5% celle de la demande.

Les grandes agglomérations sont les premières à subir cette hausse inévitable des prix là où les appartements et maisons en vente se font rares.
Paris et Bordeaux sont les villes les plus assujettis à ce phénomène suivit de Lyon et Nice.
Pour cette rentrée 2019, Paris atteint la barre des plus de 10 000 €/m² pour un appartement.

Le prix des logements anciens en France au premier trimestre 2019 ont augmenté de 0,7% par rapport au 4ème trimestres 2018, soit la même évolution qu’au trimestre précédent. (Source l’Insee n°2019-136).

En revanche, on peut retenir que malgré une hausse des tarifs, les acquéreurs sont au rendez-vous.

L'avis Créquy


L’environnement et le contexte actuels sont aujourd’hui très favorables à un achat immobilier, voire trop ?

Cela fait maintenant 4 ans que nous avons une politique de taux très bas. Les indicateurs montrent que la situation va durer encore dans le temps. Une situation peut-être trop belle pour perdurer. Il convient d’être extrêmement vigilant et de ne pas tomber dans l’effet mouton à l’heure où une bulle est en train de se former. Le prix, la localisation et la qualité intrinsèque doivent être encore plus rigoureusement étudiées et c’est ce que nous nous appliquons à faire quotidiennement sur nos projets, car un jour, les taux remonteront.

Ne soyons pas alarmiste, mais prudent.

Ne sont relatées ici que des tendances, le marché immobilier est bien plus complexe et chaque projet doit bénéficier d’une attention particulière au cas par cas.